Note grammaticale sur le genre

Note sur l’écriture inclusive

L’usage d’un féminin « universel » aux UEEH a une longue et belle histoire. Pour des raisons politiques et historiques, l’usage d’un féminin pluriel - « nous participantEs des UEEH » - a été un symbole important et durement acquis. Il indique que lors de ces rencontres, la suprématie du masculin est mise en question, notamment en français où le choix s’impose entre "il" et "elle", et où, au pluriel, « le masculin l’emporte ». Aujourd’hui, la situation semble s’être un peu déplacée : si, d’une part la domination des hommes cisgenres sur les femmes cisgenres et les personnes transgenres est toujours, et plus que jamais d’actualité, d’autre part, les identités et luttes trans/ inter/ agenres plus présentes sur la scène politique et notamment aux UEEH amènent à questionner notre « politique grammaticale ». En effet, la règle du féminin peut venir assigner des personnes à une identité dont elles ne veulent pas ou plus, quand les UEEH se veulent être un lieu de confort identitaire pour ces personnes sommées en permanence de justifier leur choix, et dont les luttes sont centrales aux UEEH. D’autre part, l’émergence des luttes queer et du transféminisme nous oblige à reconnaître qu’être féministe ne requiert pas de parler de soi au féminin, mais plutôt de partager des expériences liées au fait de n’être pas « du bon genre ». C’est pourquoi nous avons opté pour le t·e·s, qui ne privilégie, nous l’espérons, aucune lecture, sans faire du « e » un cas particulier-comme c’est le cas pour le (e). Cette réflexion demeure ouverte : n’hésite pas à y contribuer !




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