Protocole sur les maladies aéroportées (COVID, Hantavirus, Grippes…)
Pourquoi un protocole de réduction des risques de contamination ?
Quels sont les conséquences d’une infection au COVID en 2026 ?
Le COVID n’est pas une simple infection respiratoire comme le rhume, mais une affection vasculaire généralisée. C’est une maladie qui peut toucher tous les organes dont ceux vitaux comme le cœur et le cerveau.
Le COVID ne touche pas que les personnes dites vulnérables. Le virus s’attaque au système immunitaire et contribue à rendre vulnérable peu importe son niveau de « bonne santé ». En 2026, le COVID circule toujours. Il cause moins de mort directe, mais continue à handicaper durablement des milliers de personnes dans le monde.
En quoi se protéger du COVID est un enjeu queer et féministe?
Même si le COVID atteint tout le monde, des études démontrent que les personnes les plus précaires et les plus opprimées en souffrent plus. Les personnes racisées, pauvres, handicapées, trans, ont un moins bon accès au systèmes de santé. Ainsi, on retrouve parmi les décès et les maladies du COVID long une surreprésentation de personnes marginalisées.
Les UEEH sont des moments où beaucoup de personnes marginalisées venant de partout dans le monde se rencontrent. Nous considérons donc que nous protéger collectivement est important.
Comment se transmet le virus?
Le virus du COVID est aéroporté, comme le virus de la grippe ou la bactérie de la tuberculose. Il se transmet par l’air que l’on respire et que l’on partage avec les autres.
Lorsque l’on est infecté par le COVID, avec ou sans symptômes, on expire des particules de la maladie. Ces particules restent dans l’air comme une fumée de cigarette invisible. Si la personne malade ne porte pas de masque dans une pièce fermée, elle peut rendre toutes les personnes qui vont dans cette pièce malade. La même chose arrive si on est une foule nombreuse et compacte en extérieure. Les mesures de réduction des risques permettent d’agir à plusieurs niveaux ;
- en amont, en prenant des précautions la semaine avant les UEEH, en se testant avant de venir et en restant chez soi si l’on est malade.
- sur place, en étant vigilant à la circulation et à la purification de l’air, et en mettant un masque FFP2 en cas de symptômes.
- après la fin des UEEH, en tenant au courant l’orga si on est malade pour prévenir le reste des personnes qui étaient sur place, et en s’isolant si on est positif pour ne pas contaminer les autres personnes de nos communautés pendant les semaines à venir.
Dans le reste du document, nous allons détailler le protocole que l’on met en place aux UEEH et les mesures que l’on demande aux personnes qui participent de respecter du mieux qu’iels le peuvent.
En amont des UEEH: se vacciner, se protéger et se tester
Se faire vacciner au plus tard deux semaines avant les UEEH:
Si tu n’as pas fait de vaccin contre le COVID ou aucun rappel de vaccin ces six derniers mois, il est encore temps de se faire vacciner. Les vaccins actuellement disponibles ne suppriment pas totalement le danger, mais réduisent de 30% la transmission du virus, et de près de 73% (à partir de 3 doses de vaccin) les risques de COVID LONG. Le vaccin met environs deux semaines à protéger efficacement. On conseille donc de se faire vacciner au plus tard à la mi juillet 2026.
En France, la vaccination est disponible en pharmacie sans ordonnance. Elle est prise en charge à 100% par la sécurité sociale. Si l’on a pas de protection de sécurité sociale, il faut payer seulement l’acte médical (environs 7 euros).
Pour plus de précision sur les vaccins: https://associationarra.wordpress.com/2025/05/14/faq-vaccins/
Se protéger la semaine avant les UEEH:
Avant de venir aux UEEH, pour éviter de tomber malade c’est bien de mettre toutes les chances de son côté en réduisant les risques d’infection. On conseille de:
- mettre un masque FFP2 dans les transports en commun (train, avion, covoiturage)
- éviter les grands rassemblements en intérieur la semaine avant de se tester.
En France les FFP2 peuvent s’acheter en pharmacie ou dans des hypermarchés.
Ils peuvent se réutiliser si on les laisse sécher à l’air libre minimum 5 jours.
Pour en avoir gratuitement, il est possible de contacter les Mask Bloc dans différentes villes en France.
Se tester avant de venir:
Le test PCR (en laboratoire) est le seul test de référence pour détecter le COVID.
Aujourd’hui, en France, il n’est remboursé que sur ordonnance (40 euros non remboursé). Il faut donc avoir pris rendez-vous chez un ou une médecin généraliste pour s’en faire prescrire. Les résultats arrivent généralement en moins de 48 heures.
=> Il est donc conseillé de faire son test à J-2 de son départ pour les UEEH.
Il existe des machines (PlusLife) qui font des auto-test PCR à domicile, en multipliant le virus jusqu’à pouvoir le détecter. Le résultat est lisible après 35 minutes et coûte environs 7 euros. Pour trouver une personne équipée de cette machine près de chez vous, voici une carte de mutualisation des test.
Ce qu’on appelle « test antigéniques » sont les mêmes que les auto-test vendus en pharmacie. Ils ne sont informatifs que s’ils sont positifs et ne marchent pas si l’on ne présente pas de symptômes. Si vous n’avez accès qu’à ce type de test, voici un guid epour le rendre plus efficace.
On demande aux personnes qui le peuvent de se faire tester dans la mesure du possible :
- Pour les personnes qui ont demandé une chambre où tout le monde est testé, le test PCR ou PlusLife est obligatoire.
- Pour les personnes qui bénéficient de la sécurité sociale française et d’un accès privilégié aux soins, c’est bien d’utiliser votre privilège pour faire des tests PCR en laboratoire.
- Si vous n’avez pas de sécurité sociale mais que vous habitez dans une grande ville en France, rapprochez vous des collectifs possédant des PlusLife.
- En dernier recours, nous vous demandons d’effectuer plusieurs auto-test bien réalisés ou de ne pas venir aux UEEH en cas de symptômes.
Si le test COVID est positif ou que tu as une maladie qui sera contagieuse pendant l’édition (gastro, grippe, bactéries…) avant d’arriver aux UEEH, ne viens pas aux UEEH cette année.
Pendant les UEEH: limiter la propagation du virus
La plupart des virus comme celui du COVID, de la grippe ou de l’hantavirus, se transmettent par l’air qu’on inspire. Plus l’air circule, moins il y a de chance que le virus y reste en suspension et qu’il rentre dans nos organismes.
Aux UEEH, nous avons des activités qui demandent une certaine proximité. Il est donc impossible de garantir une circulation nulle du virus si une personne est infectée.
C’est pour cette raison que les précautions prises en amont (vaccins, test, porte du masque) nous protègent.
Il existe cependant plusieurs moyens de réduire au maximum les risques de transmission:
- en privilégiant les activités en extérieur.
- en agissant sur la qualité de l’air en intérieur.
Dans la mesure du possible, nous encourageons les grands groupes à se rassembler dehors, notamment les assemblées. Si celles si ce font en intérieur, il est important d’aérer les pièces en créant des courants d’air (ouvrir les fenêtres de chaque côté, ouvrir une fenêtre et une porte, mettre un ventilateur face à la fenêtre, etc).
Des purificateurs d’air permettront de limiter les risques de contamination dans les pièces où l’aération est difficile comme le réfectoire, l’accueil et la cuisine autogérée.
Certaines personnes qui participent et membres de l’orga auront des capteurs de CO2, qui permettent de visibiliser à partir de quel moment il faut renouveler l’air d’une pièce.
Lors des ateliers, nous encourageons particulièrement les personnes qui animent les discussions à demander de manière anonyme si des gens veulent que le masque soit porté. Par exemple, tout le monde ferme les yeux sauf une personne. Si quelqu’un veut qu’on porte le masque, iel lève la main.
En cas d’oubli des animateurices, nous encourageons tout le monde à prendre l’initiative de demander le port du masque. Dans certains cas, la situation est plus complexe (ex : personne qui a besoin de lire sur les lèvres) et demandera aux groupes de s’adapter.
Nous prévoyons un stock de masque FFP2 sur place, mais si tu as la possibilité de ramener ton type de masque préféré, n’hésite pas à le faire!
Du gel hydroalcoolique sera disponible aux endroits clés (réfectoire, sanitaires…). Les règles basiques d’hygiène permettront de limiter la propagation des maladies comme la gastro.
Les personnes malades sont dispensées des tâches de cuisine et sont invitées à porter un masque et se laver régulièrement les mains.
En cas de symptômes pendant l’édition
Malgré toutes les précautions, pendant l’édition, il arrive que l’on tombe malade.
Si c’est le cas, portez un masque FFP2 dès les premiers symptômes, mangez à l’extérieur, et prévenez l’orga.
Si vous avez des symptômes, ce n’est pas un drame, nous discuterons ensemble de ce que vous préférez pour la suite. Ne restez pas solo avec cet enjeu et parlez en aux membres de l’orga. Nous ferons un test sur place, et s’il est positif nous rendrons publique l’information qu’il y a un cas de COVID en gardant votre identité secrète.
Nous ne mettrons pas fin à l’édition de toutes les manières étant donné la distance parcourue par certaines personnes et la pression que cela mettrait sur les malades.
Attention cependant, le port de masque FFP2 ne signifie pas forcément qu’une personne est malade! On peut en porter pour se protéger des virus et des allergies, pour des raisons d’anonymat, parce que ça rend très sexy…
Du coup, pour ne pas stigmatiser celleux qui en portent, ayons le réflexe de ne pas demander aux gens leur raison de porter le masque, et de le considérer comme un accessoire de mode ou une aide à l’accessibilité comme une autre.
Après les UEEH
En partant des UEEH, on conseille de surveiller ses symptômes pendant plusieurs jours. Les symptômes du COVID sont de la fièvre, de la toux, une fatigue inhabituelle, la perte de l’odorat ou du goût, des problèmes digestifs.
En cas de doute, c’est bien de se faire tester.
Si jamais le test est positif, pensez à prévenir l’orga des UEEH par mail (contact@ueeh.net).
Nous préviendrons les autres personnes présentes lors de l’édition pour que tout le monde puisse se tester.
Si jamais vous êtes positif à un test, même sans symptôme, vous êtes contagieux pour environs 10 jours. Il est donc recommandé de s’isoler. Si ce n’est pas possible, le port du masque FFP2 permet de ne pas contaminer les autres.
Même si les symptômes ne sont pas très handicapants sur le moment, le COVID peut avoir des effets néfastes après infection. 1 infection sur 10 se transforme en COVID LONG et peut rendre handicapé à vie. Pour minimiser ce risque, il est conseillé d’éviter tout effort (physique, intellectuel, émotionnel…) pendant au moins 6 semaines.
Merci d’avoir lu tout ce protocole et de nous aider à faire des UEEH un endroit plus sûr ❤️