Inscriptions 2017

Bonjour à vous !

Ici l’équipe d’organisation des UEEH, pour vous donner les dernières nouvelles concernant les inscriptions pour les UEEH 2017 ! Comme vous le savez peut-être, nous avons décidé de fermer les inscriptions en ligne il y a quelques semaines. Depuis, il y eu plusieurs rebondissements, du coup le mail que vous lisez et en préparation depuis fin mai mais à chaque rebondissement on attendait d’en savoir plus pour pouvoir expliquer la situation clairement.

Après des dizaines et des dizaines d’heures de discussions, de débats, de rires, de fatigues, de crispations, de café, de tisanes et de coca, on vous écrit ce mail pour expliquer la situation et où on en est pour cet été.

On, c’est plein de gens différents, avec des enjeux et des manières de faire différentes. On apprend à se connaître, à s’organiser ensemble, à être en désaccord, à faire des compromis. On est tou.te.s des gens à qui le projet des UEEH tient à cœur. On n’est aussi pas toujours d’accord sur c’est quoi ce projet, mais on a envie d’y travailler ensemble. Alors on trouvait ça chouette de faire apparaître ça, que vous sachiez que toutes ces décisions, on les a pas prises à l’arrache sans trop y réfléchir. Et que c’est le résultat de ce qui nous semblait le plus chouette pour les UEEH !

On voulait aussi remercier toutes les personnes qui ont enrichi le débat par leurs contributions orales, écrites, et culinaires !

Pourquoi les inscriptions sont elles déjà fermées ?

Cette année pour l’édition, on avait décidé de louer 150 lits et d’accueillir au maximum 175 personnes en même temps. Cette fourchette nous paraissait plutôt juste d’autant qu’elle est supérieure à celle des deux dernières années.

Pourquoi ?

  • parce qu’on pensait que ce serait plus facile d’organiser une petite édition, surtout dans un nouveau lieu qu’on ne connaît pas – Vic en Bigorre
  • parce que pour beaucoup d’entre nous, peu de monde c’est moins stressant, ça fait moins de risque d’être sollicité.e.s non stop en tant qu’équipe d’orga (notamment quand on est visible sur certaines tâches logistiques), ça enlève du stress d’accueil, ça diminue le risque des embrouilles (selon le principe du moins de gens, moins d’embrouilles ?). Il faut prendre en compte la situation de 2014 et les tensions qui y planaient.
  • parce que le lycée qu’on loue cette année n’est pas extensible alors plus de personnes, ça fait aussi être plus tassé.e.s dans les chambres et les espaces intérieurs, ça fait des conditions matérielles individuelles moins agréables ! et conditions émotionnelles / relationnelles aussi !
  • parce que certaines positions sont plus stressantes avec du monde : quand on est en lien avec des personnes qu’on invite et qu’on a envie qu’elles se sentent bien et c’est parfois plus difficile quand il y a beaucoup de gentes ; quand on est en lien avec le lieu et qu’on veut éviter des prises de tête - juridiques, financières - avec l’administration. D’autant plus si on veut revenir dans ce lieu ou être sûr.e.s qu’on va pas se griller pour les futurs lieux qu’on louera. Car oui, on n’a pas encore de lieu pour 2018 et souvent, les nouveaux lieux contactent les précédents pour savoir comment ça s’est passé !

Bref on avait projeté qu’une édition à 200 personnes augmente les chances de construire une meilleure ambiance, de plus se rencontrer, d’être moins perdu.e dans la masse des participant.e.s et que ça fait plus de confort, que du bonheur quoi !

Et puis parallèlement à ça, on avait aussi pris la décision de favoriser la venue des personnes accompagnées par la commission internationale avec passage par visa et ambassades. On a donc réservé 70 places pour des personnes venant de plus de 20 pays différents.

Et puis aussi, cette année, et ben ya plein de gens qui ont été emballé.e.s par le projet des UEEH ! Alors on est beaucoup dans l’équipe d’orga : si on compte l’orga de l’édition + tous les groupes/projets rattachés aux UEEH, on arrive à 55 ! Il y a plein de différentes commissions-groupes qui bossent sur des projets spécifiques et qui ont fait un super boulot à l’année, invitant plein de personnes à venir.

Ce qui fait que quand on a ouvert les inscriptions en ligne, il y avait en fait 80 lits disponibles (150-70 pour les personnes accompagnées par la commission internationale). Et ces 80 inscriptions ont été presque complètes en quelques jours ! Les commissionneureuses (membres de l’orga à l’année) n’ont même pas pu toustes s’inscrire !

Et ça on ne s’y attendait pas du tout. On n’avait pas trop anticipé... On s’était pas rendu compte que toutes les commissions avaient travaillé avec des tas de gens, qu’on était autant à participer au projet, qu’autant de gens avaient envie de venir. Et que toutes nos décisions n’étaient pas vraiment compatibles...

Alors faut bien le dire, qu’il y ait énormément de personnes qui veulent venir aux ueeh et bien ça nous fait très très plaisir. Parce que c’est un espace qu’on aime, dans lequel on s’est beaucoup investi-es et qu’on est heureux.ses que ce soit un espace d’envies et de ressources pour plein de gens !

Mais voilà, on a fermé les inscriptions conformément à la décision qui avait été prise collectivement, et décidé de prendre un temps de réflexion pour voir comment on allait faire pour répondre à cette situation extraordinaire ! Une décision aussi importante ne pouvait être prise qu’en grand groupe (on fonctionne toujours comme ça aux UEEH), et notre prochaine rencontre était fin mai à Toulouse.

Bon et maintenant on fait quoi ?

On a beaucoup parlé de la situation, on a eu de longues discussions – en fait tout le week-end de Toulouse ou presque a été consacré à ces discussions sur comment on ré-ouvre les inscriptions ?

On n’a pas envie de fermer un espace communautaire à des personnes qui en ont besoin, on a envie de miser sur nos capacités d’autogestion et nos implications collectives, on a envie de se serrer, de baisser nos conforts individuels pour que plus de personnes puissent profiter et participer à cet espace. Après de longues heures de discussions et de compromis, et s’est mis d’accord sur le fait d’accueillir jusqu’à 300 personnes sur le lieu en même temps. Bien sûr ça veut dire se serrer plus dans les chambres et dans les espaces collectifs.

Après le week-end on a contacté le lycée pour négocier ce nouveau chiffre avec eux, mais en fait il ne peuvent nous louer que 230 matelas et n’acceptent pas qu’il y ait plus de 230 personnes présentes sur le lieu en même temps (même en journée). C’est une limite inscrite dans le contrat qu’on a signé avec eux et qu’ils ne peuvent pas dépasser pour les groupes auxquels ils louent pour des raisons de normes de sécurité qui ne dépendent pas d’eux. Il a été question de possibilités de camper à un moment, mais en fait le lycée ne veut pas, donc ce n’est pas une option pour nous.

On a décidé de respecter cette limite, parce que ne pas respecter un contrat peut exposer l’asso à des conséquence négatives, que ce soit pour éventuellement revenir sur ce lieu l’année prochaine, ou trouver d’autres lieux, ou, dans le pire des cas, des conséquences juridiques.

Parallèlement, on a décidé de priorisé les inscriptions de personnes ayant travaillé à l’année sur les UEEH et de personnes invitées par des commissions dont la mission est d’inviter des gens et de rendre les UEEH accessibles (comme par exemple la commission LSF qui travaille inviter des personnes sourdes et à entre les UEEH plus accessibles pour elles). Comme ces projets ont pris de l’importance cette année, cette phase nous a fait arriver à 200 personnes inscrites.

Le projet des UEEH, c’est aussi une organisation collective à l’année, qui repose en particulier sur des week-end de travail (cette année, 6 week-end correspondant à 24 jours de réunion), et chaque week-end est rendu possible par une équipe qui nous acceuille, nous héberge et cuisine pour nous. Il nous a paru important de valoriser ce travail invisible mais indispensable en priorisant ces personnes au niveau des inscriptions. Nous avons eu beaucoup de débats internes sur l’équilibre à trouver entre cette volonté et celle d’ouvrir les inscriptions à plus de personnes n’étant pas encore en contact avec l’orga.

Nous avons donné à ces personnes soutiens une heure d’avance sur la réouverture des inscriptions pour concilier notre envie de les prioriser et celle de rouvrir largement les inscriptions. Une fois la limite de 230 atteinte, nous avons refermé les inscriptions.

Nous avons maximisé les capacités du lieu à accueillir le plus de personnes possibles, dans la mesure où ça nous paraît important de permettre à toutes d’avoir un minimum de confort tout en étant dans le respect de la convention signée avec le lieu.

On est bien désolé.e.s que certaines personnes n’aient pas pu s’inscrire. On espère que ça donnera envie de trouver des lieux plus gros qui peuvent accueillir plus de personnes ! Pour le moment on n’a pas d’autres possibilités !

Aussi on s’est dit qu’organiser un évènement à 230 personnes et ben c’est pas rien. Alors on a décidé de croire en l’autogestion. On a envie d’appuyer sur l’importance de la responsabilité collective, parce que souvent dans ce genre d’événements on voit que des personnes de l’orga se stressent beaucoup pour que tout se passe bien, qu’il y ait une bonne ambiance, que tout le monde soit content.e, qu’il n’y ait personne d’isolé.e, que les gentes qui le veulent puissent dormir (par exemple c’est souvent des personnes de l’orga qui demandent de baisser le niveau de la musique...), que ça se passe bien avec le lieu qu’on loue...

Et du coup on trouve que pour sortir du côté "on est les organisateurices ", c’est à tout le monde de faire attention de se partager la charge mentale, d’avoir conscience des différents enjeux collectifs et communautaires, de garder en tête l’importance d’un bon rapport avec l’établissement qui nous permet de nous réunir, etc. Dans une perspective féministe et auto-gestionnaire, on essaye de faire en sorte que chaque participante s’implique en prenant en compte les capacités et les limites de chacune.

On va lancer des appels à coups de main. On va essayer de préparer au mieux des outils pour que le maximum de personnes puissent se saisir de tout un tas de tâches, puissent organiser des soirées, gérer les poubelles, gérer les sanitaires, participer à l’accueil, faire la cuisine, proposer des ateliers, faire de l’interprétariat, etc, etc ... On a même fait un 6ème week-end d’organisation début juillet (et oui !) pour peaufiner tout ça et pour discuter de tout ce dont on n’a pas pu parler au dernier weekend d’orga because les inscriptions !

Mais pour que ça roule pour tout le monde, les UEEH, les participant.e.s, les commissionneuses, y a besoin de renforcer les équipes logistiques ! Alors si t’es motivé.e déjà par des équipes, et que t’as envie de nous en faire part, ou si tu as des questions, des remarques, des mots d’amour à nous envoyer, tu peux écrire à contact@ueeh.net

À bientôt

L’équipe d’orga des ueeh !



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